Ce fût la première suite directe d'un Final Fantasy, lancée pour faire patienter les allergiques à l'opus online et les préparer en douceur aux changements radicaux du monumental 12e volet.
Si on se souvient du début trépidant de Final Fantasy X qui ne laissait guère le temps au joueur de réfléchir, sa séquelle enfonce le clou pour offrir une introduction audacieuse semant le trouble dans les esprits. Yuna apparait sur une scène de concert (le stade de Luca aménagé pour l'occasion) et se met à chanter le premier thème chanté du jeu "Real emotion". Stupéfaction lorsqu'on voit Rikku, aidée d'une guerrière inconnue, surgir des tribunes pour attaquer sa cousine.Bref, on n'y comprend rien du tout alors que le premier combat du jeu se lance. Daisuke Wanatabe, l'un des responsables de ce projet, l'annonce clairement:" FFX-2 aura pour thème le changement". Spira est devenue une planète sans repaire, un "vaisseau" sans pilote, et les postulants à ce poste sont nombreux. Aprés la disparition définitive de Sin, les idéaux Yevonistes sont ébranlés. Des groupes de jeunes idéalistes, refusant désormais la soumission aveugle, décident de chercher la vérité et l'histoire de Spira par eux-même. C'est par l'intermédiaire de sphères, répandues aux quatres coins de la planète, que des réponses peuvent être données.
Face au parti "Néo-Yevon", renouveau du culte morribond dirigé par Baralai, deux autres groupes lui font face: celui d'origine Al Bhed des "Pro-Makina" conduit par Gippel et celui de la "Ligue des jeunes" mené de main de maitre par le suicidaire Nooj. L'opposition de ce dernier face à Yevon est trés virulente alors que les "Pro-Makina", plus neutres, préférent remettre au goût du jour les machines, trés appréciées par la population. Au sein de cette dernière se trouve également un nombre conséquent de petits clans indépendants opposant les habituels guerriers, aventuriers, amazones ou mercenaires faisant la course à l'acquisition de sphères, la nouvelle richesse de Spira. Les deux plus célèbres, donc rivales, sont le "gang Leblanc", une grosse organisation siègeant à Guadolasam et les "Albatros", formé par Rikku , voyageant dans un vaisseau rouge baptisé le Celsius. En forme de moto, cet airship résume à lui seul l'idéologie du jeu: liberté, individualisme, insouciance faisant définitivement un pied de nez à l'autorité passée de l'église.
Dès les premières heures, on dispose du Celcius pour aller où bon nous semble. Chaque lieu de Spira est sujet à de multiples missions et sous-quêtes montrant les préoccupations des différentes régions. Ainsi, le joueur pourra construire sa propre histoire où ses choix le conduiront à l'une des 5 fins différentes. La meilleure de ces dernière, à savoir la perfect ending, nécessite un score de scénario maximun (100%) et l'accomplissement de certains évènements majeurs. La première fois, le jeu peut durer entre 35 et 100 heures, ensuite on a droit à la partie boostée qui permet de recommencer du début avec tous les accessoires acquis précédemment. Du coté du système de combat, la qualité ne faiblit pas. Reposant sur le principe de "job" (Mage, berserker, chevalier noir...), les vétisphères permettent aux héroines un changement de tenue à volonté, modifiant leurs caractéristiques de force et d'esprit La profondeur tactique est renforcée par un mode d'arène dynamique et le retour de la jauge de chargement ATB. Les cut-scènes et cinématiques cachées pullulent et chaque découverte est une pièce supplémentaire au puzzle du récit.
Scénario plus en retrait, linéarité réduite, FF XII enfoncera ensuite le clou sur cette nouvelle direction vraiment bienvenue.